Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes en France. Pourtant, leur prévention et leur prise en charge restent insuffisamment adaptées aux spécificités féminines, notamment en raison d’une symptomatologie souvent atypique, de délais d’accès aux soins plus longs, et d’une sous-estimation du risque par les professionnels de santé eux-mêmes.
Plusieurs publications récentes soulignent une hausse inquiétante des infarctus du myocarde chez les femmes jeunes, en lien avec l’évolution des modes de vie et des facteurs de risque souvent négligés ou sous-dépistés (tabagisme, sédentarité, stress, contraception, post-partum, ménopause précoce).
Dans ce contexte, cette action DPC en Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) propose aux gynécologues acteurs clés du suivi médical des femmes – de renforcer leur rôle dans l’identification précoce et la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire. Elle s’inscrit pleinement dans l’orientation prioritaire n°22 du DPC, visant l’amélioration de la prévention cardio-neurovasculaire à travers une évaluation globale, personnalisée et pluriprofessionnelle du risque.
L’action repose sur la méthode de l’audit clinique. Les participants réalisent dans un premier temps une évaluation de leur pratique à partir de 10 dossiers de patientes. Cette analyse permet d’identifier les écarts par rapport aux recommandations actuelles (HAS, Société Française de Cardiologie). Un plan d’action d’amélioration est ensuite élaboré par chaque participant. Enfin, un second audit est mené à distance pour mesurer l’évolution des pratiques. Ce format favorise l’ancrage des apprentissages, la mise en action concrète sur le terrain, et le développement d’une dynamique d’amélioration continue.
1. Identifier les spécificités du risque cardiovasculaire chez la femme aux différentes étapes de la vie (contraception, grossesse, ménopause).
2. Évaluer les facteurs de risque cardiovasculaires selon une approche globale : habitudes de vie, facteurs métaboliques, antécédents, examens cliniques et paracliniques.
3. Repérer les écarts entre les pratiques professionnelles et les recommandations HAS en matière de prévention cardiovasculaire.
4. Mettre en œuvre un plan d’amélioration personnalisé, en s’appuyant sur les outils d’aide à la décision partagée et les ressources pluriprofessionnelles disponibles.
5. Informer et éduquer les patientes sur les signaux d’alerte cardiovasculaires atypiques et les bons réflexes en cas d’urgence (appel au 15, etc.).